la priere agreable a Dieu
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (2
e partie)5 juin 2005
Mat.6.9-15
1. Introduction
Une étude intéressante a été présentée à une réunion de l'Académie américaine des
médecins de la famille en 1996.
Cette étude a été faite auprès de 269 médecins américains.
99% d’entre eux ont affirmé qu’ils étaient convaincus que les croyances religieuses
aidaient à la guérison.
En fait, ils reconnaissent des résultats supérieurs de 20% comparativement à ceux qui
n’ont pas de vie spirituelle.
Pourquoi ces médecins étaient si convaincus? « C’est parce que nous avons vu la
puissance de la foi », a répondu le Dr. Herbert Benson, auteur du livre Guérison éternelle.
Pour ces médecins, il est scientifiquement évident que la foi a fait une différence dans le
rétablissement d’une maladie.
Le Dr. Benson dit aussi : « Nous avons constaté que les croyances sont efficaces dans des
maladies comme l'angine, l’asthme, les ulcères, les problèmes de coeur, le diabète ou tout
autre forme de douleur. Nous le voyons souvent, donc nous ne pouvons pas le nier! »
Cette étude affirme que plus de 75% des médecins croient que la prière peut aider lors de
la récupération d'un malade.
Les médecins reconnaissent les limites des drogues et de la chirurgie.
Le Dr. Benson a ajouté : « La vraie percée est l'acceptation de ces facteurs de guérison par
la médecine moderne. »
Je recevais justement une lettre de nouvelles du pasteur Ernest keefe, l’un de nos
missionnaires fondateurs au Québec, qui nous rapportait un compte rendu de la santé de
son épouse atteinte d’une tumeur cancéreuse au pancréas.
Permettez-moi de vous lire un court extrait :
« Vous connaissez sans doute le fait que nos vacances ont été abrégées, nécessitant
que nous revenions pour une urgence médicale. Betty était admise à l’hôpital le
jour même de notre retour au Canada et elle y est restée pendant trois
semaines. En route, elle était sûre qu’une fois arrivée, et avec les bons
traitements, tout irait bien. Mais, en attendant que le médecin arrive pour
l’examiner, l’idée lui est venue : « Et sinon quoi? » Immédiatement elle a baissé la
tête et a demandé au Seigneur de pouvoir accepter le diagnostic quel qu’il soit,
bon ou mauvais. Au même instant, le Seigneur lui a donné sa paix et le lendemain
matin des tests — écographie, radiographie, scan —, le chirurgien nous a
rencontrés pour nous donner les résultats.
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..2
Il nous a informés qu’il y avait une importante tumeur maligne au pancréas,
laquelle était inopérable à cause de sa position et de sa taille. Il nous a expliqué
qu’il pourrait performer une intervention qui s’appelle la Whipple, par laquelle
des pontages sont installés, permettant à la bile de se diriger vers les organes
vitaux. Mais sa crainte était que ces organes aient déjà été envahis par le
cancer. Suivant un autre test quelques jours plus tard à l’Hôpital général de
Montréal, il a été confirmé que tel n’était pas le cas et qu’elle serait donc une
candidate pour l’opération, prolongeant ainsi sa vie encore peut-être de un
an. Nous étions très reconnaissants envers Dieu pour cela.
Bill et Blanche Phillips ont attendu et ont prié avec moi pendant la chirurgie qui a
duré deux heures et demie. Quand le médecin nous a rencontrés après
l’intervention, il nous a dit que tout s’était bien passé et que le calme et la foi de
Betty avaient facilité son travail. »
Vibrants témoignages sont ceux de tant d’enfants de Dieu!
La foi fait une différence concrète dans nos vies.
Je peux aussi en témoigner avec ce que nous avons vécu avec le cancer de notre fille
Catherine.
2. Résumé
Ce n’est pas surprenant que les disciples de Jésus lui aient demandé selon Luc 11.1 :
« Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a enseigné à ses disciples. »
C’est ce que Jésus a fait avec la célèbre prière du « Notre Père ».
Luc place cette suite à la demande des apôtres alors que Matthieu l’inclut dans ce grand
sermon sur la montagne.
Matthieu l’inclut dans une section dans laquelle Jésus nous instruit sur la véritable justice.
Et pour nous aider à pratiquer une justice agréable à Dieu, il va nous enseigner sur la
façon de prier qui plaît à Dieu.
Le « Notre Père » est le seul modèle de prière que notre Seigneur nous a laissé.
Le Seigneur nous donne, dans cette prière, un modèle complet de ce à quoi devrait
ressembler une prière.
Nous retrouvons, dans cette prière, toutes les formes de prière que ce soit de louange,
d’adoration, d’intercession ou de confession.
De plus, cette prière définit notre relation avec Dieu :
Dans les versets qui ont précédé, Christ a développé la manière dont il ne fallait pas prier.
Il aborde, maintenant, la juste manière de prier.
Le Sauveur ne nous appelle pas à utiliser ces mots à la lettre, mais il nous les donne
comme un exemple personnel de prière simple, brève et cependant complète.
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..3
Transition:
« Nous retrouvons, ainsi, dans le modèle de prière agréable à Dieu, cinq aspects ou
cinq types de prière. »
I. Prier Dieu avec respect (vs.9-10)
La semaine passée, nous avons étudié le passage : « Prier Dieu avec respect! »
Jésus définit premièrement quel genre de Dieu auquel nous nous adressons.
Dans la section précédente, Jésus avait insisté sur l’importance d’adresser nos prières à
Dieu et non aux hommes.
Maintenant, il définit ce Dieu de trois manières.
1. Un Père
Jésus nous encourage à nous adresser à Dieu le Père.
S’il est notre Père, nous sommes ses enfants et nous faisons partie d’une famille.
Jésus nous invite à nous adresser à Dieu comme un enfant s’adresse à son père.
Ces mots révèlent une très tendre relation entre Dieu et le véritable adorateur, fondation
de la prière d’un enfant qui s’adresse à son Père.
Le mot « père » est sûrement le même utilisé par Paul dans Romains 8.15 :
« Et vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte;
mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions: Abba! Père! »
Jésus parlait vraisemblablement en araméen et le mot qu'il a dû utiliser est « abba » qui
veut dire « papa ».
C'est une chose de concevoir que Dieu existe, qu'il écoute nos prières, mais cela en une
autre qu'il devienne ton Père, mon Père.
Il y a là toute la base d’une relation familiale dans la prière.
Lorsque je crois en lui, je deviens son enfant.
Dieu m'adopte dans sa famille.
2. Un Dieu saint
Le deuxième aspect de la personne de Dieu que Jésus nous dévoile, c’est sa sainteté.
« Sanctifié » signifie « saint », « sacré », « prononcé avec révérence », « respect ».
Que ton nom soit reconnu comme saint.
Ainsi, parce que Dieu est saint, nous ne devons pas nous adresser à lui comme à un
« chum » ou comme à un homme.
Nous devons nous adresser à lui avec respect.
Nous devons être conscients de ce qui nous sépare.
Nos péchés handicapent notre relation avec Dieu.
Nous devons prier Dieu en confessant nos péchés.
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..4
3. Un roi
Le troisième aspect que Jésus présente est celui de Dieu qui est un roi, celui qui règne sur
l’univers et qui doit régner dans nos coeurs.
Ce règne doit s’établir premièrement dans le coeur des hommes, mais il s’établira
éventuellement durant le millénium sur la terre.
Prier « que ton règne vienne », c’est prier pour l’avancement du royaume des cieux.
C’est prier pour son retour.
Ainsi, ce modèle de prière que Jésus nous donne ne débute pas par l’intercession pour
répondre à mes besoins dans ma vie.
Elle ne débute pas par l'intercession pour une personne malade, pour l'obtention d'un
travail.
Car aussi légitimes que ces sujets puissent être, nos pensées doivent d'abord s'imprégner
d'une juste vision de Dieu.
II. Prier Dieu avec soumission (verset 10b)
Jésus continue ce modèle de prière en disant : « Que ta volonté soit faite sur la terre
comme au ciel. »
1. Comprendre la volonté de Dieu
La volonté de Dieu est un sujet difficile souvent mal compris ou appliqué.
Plusieurs personnes affirment : « Si Dieu est souverain, comment peut-il tolérer la
souffrance, la guerre ? Est-il limité ou impuissant? »
Beaucoup de personnes se demandent comment la souveraineté de Dieu peut être reliée à
la prière ?
Si Dieu est souverain, comment pouvons-nous prier que sa volonté soit faite ?
Notre prière ne peut rien changer à son plan souverain.
C'est l’un des grands paradoxes de la Bible.
C’est aussi le grand débat qui a séparé les Calvinistes et les Arméniens depuis des siècles.
Cette grande question sur la volonté de Dieu et la volonté de l’homme n’est pas différente
de celle de la trinité.
Nous pouvons en comprendre seulement une partie comme l’affirme Job 11.7 :
« Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, parvenir à la connaissance parfaite du
Tout-Puissant? »
Ou encore Romains 11.33 :
« O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la science de Dieu! Que ses
jugements sont insondables, et ses voies incompréhensibles! »
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..5
C’est difficile à comprendre, mais les deux concepts sont bien réels et bibliques.
Dieu est souverain et il contrôle tout.
En même temps, il nous demande de prier pour que sa volonté s’accomplisse.
Ce sont deux vérités parallèles que bien des chrétiens ont essayé de comprendre, mais qui
sont vraiment inexplicables humainement.
Lorsque nous prions que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, nous prions tout
d'abord que la volonté de Dieu devienne notre propre volonté.
Cela touche premièrement notre vie personnelle.
Deuxièmement, nous le prions pour que sa volonté soit faite partout sur la terre comme
dans le ciel.
2. Comprendre la volonté de Dieu
En fait, on peut compartimenter la volonté de Dieu en différentes catégories :
a. La première catégorie est la plus importante, c'est la volonté morale de Dieu.
Qu'est-ce que Dieu veut?
1 Thessaloniciens 4.3 répond : « Ce que Dieu veut, c'est votre sanctification! »
Dieu veut, aujourd'hui, pour chacun d'entre nous, que nous respections l'ensemble des
vérités de l'Écriture.
Que les maris aiment leur épouse, que les épouses se soumettent à leur mari, que les
enfants obéissent à leurs parents, que tous respectent l'autorité sociale qui nous entoure,
que nous aimions ceux qui nous entourent, que nous disions la vérité avec amour, etc.
La volonté morale implique notre volonté, notre engagement à suivre ce qui est déjà
révélé.
Dieu n'est pas un dictateur où l'homme ne serait qu'une marionnette.
Au contraire, la puissance de Dieu s'associe à l'homme qui cherche l'obéissance.
Lorsque je prie : « Que ta volonté soit faite », je m'offre pleinement et complètement à
l'accomplissement de cette volonté.
b. Il y a la volonté générale de Dieu, le souhait hypothétique, mais qui peut ne pas se
réaliser pleinement, car Dieu a choisi de ne pas imposer ce souhait-là.
Comme dans 1 Timothée 2.4 :
« (Dieu) veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance
de la vérité. »
Dieu voudrait que tous les hommes se tournent vers lui pour recevoir le pardon et la vie
éternelle.
La réalité c'est que très peu le font.
Dieu appelle, l'homme doit répondre, mais tous ne le font pas.
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..6
c. Il y a ensuite la volonté spécifique, individuelle de Dieu.
C’est celle qui est toujours difficile à découvrir.
C’est celle que l'on ne perçoit pas toujours clairement, qui est révélée par les
circonstances, par le conseil des autres, par les idées que l'on a.
Mais la volonté spécifique est évidemment toujours compatible avec la volonté morale de
la Bible.
C’est celle qui est mentionnée dans 1 Corinthiens 1.1 :
« Paul, appelé à être apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu. »
d. Certains penseurs évoquent enfin ce qu'ils appellent la volonté permissive de Dieu.
C’est ce que Dieu autorise sans en être directement l'auteur.
Les épreuves de Job en sont un bon exemple.
L'idée est intéressante et elle nous permet d'accepter avec plus de confiance les atrocités
des siècles passés et présents.
C’est dans cette volonté permissive que l’on explique les guerres, les viols, les génocides
et on se rassure en se disant que Dieu n'a pas voulu ceci, mais que ce sont les hommes qui
l'ont fait.
Il faut faire attention à ne pas aller trop loin avec cette idée, car parfois Dieu a choisi la
souffrance pour ses enfants.
Notre notion de souffrance et de justice n'est pas identique à celle de Dieu.
Par exemple, lorsque Christ se préparait à passer devant le Sanhédrin et devant Pilate,
lorsqu'il a préparé son esprit aux souffrances physiques, morales et spirituelles par sa
séparation d'avec le Père, il a été en proie à une angoisse profonde.
Il a prié ainsi selon Luc 22.42 :
« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se
fasse pas, mais la tienne. »
S'il est vrai que ce sont des hommes qui l'ont livré aux bourreaux, ils accomplissaient les
desseins du Père tout en étant responsables.
Lorsque Paul a supplié Christ trois fois de lui ôter une grande souffrance selon 2
Corinthiens 12.9, Jésus répondu :
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. »
Ainsi, la limite entre la volonté spécifique et la volonté permissive de Dieu n'est pas
toujours claire.
Le prophète Ésaïe nous dit au chapitre 55, les versets 8 et 9 :
« Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit
l'Éternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées
au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées. »
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..7
La souveraineté de Dieu ne saurait se diviser en petites affaires et en grandes affaires.
Dieu laisse de côté certains aspects.
Jésus a dit dans Matthieu 10.29 :
« Ne vend-on pas deux passereaux pour un sou ? Cependant, il n'en tombe pas un à
terre sans la volonté de votre Père. »
Ce qui est clair, et ce dont je dois m'imprégner, c'est que je peux avoir confiance en Dieu,
même dans mes difficultés.
1 Corinthiens 10.13 me dit qu'aucune difficulté ne sera trop grande.
Romains 8.28 me dit que Dieu fera concourir toute chose pour que ça marche dans ma
vie.
Si Dieu est reconnu comme saint dans mon coeur, alors je peux lui dire : « Ta volonté me
convient, même si je ne la comprends pas. »
2. Prier pour que la volonté de Dieu soit faite
Quelqu’un a dit:
« L’acte essentiel de la prière ne consiste pas à faire plier la volonté de Dieu devant
la nôtre, mais à faire plier notre volonté devant la sienne. L’idée juste de la prière d’un
chrétien n’est pas: « Seigneur, fais pour moi ce que je veux », mais « Seigneur, fais en
moi, avec et par moi, ce que tu veux! »
Le prédicateur E.W. Kenyon dit aussi :
« La prière, c’est simplement de discuter avec lui, de connaître son point de vue, sa
volonté, ses plans et la mise à exécution de ses plans avec sa grâce, sa capacité et sa
sagesse. »
« Que ta volonté soit faite » signifie que Dieu est le premier dans notre vie.
C’est une abdication devant la majesté de Dieu.
Nul ne peut prier s'il n'a pas fusionné sa propre volonté à la volonté divine.
Jésus a dit lors de sa prière à Gethsémané:
« Que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. »
Christ n’a pas seulement prié pour la volonté de Dieu : il l’a accomplie.
Donc, dans ce sens, nous devons prier et croire que nous verrons l’accomplissement de
notre prière.
Tant que la prière n’est pas exaucée, nous acceptons le moment présent, nous nous
soumettons.
Car Paul dit au sujet de la volonté de Dieu dans Romains 12.2:
« Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le
renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce
qui est bon, agréable et parfait. »
« Comment prier la prière agréable à Dieu? » (1
ère partie)/..8
Prions
O Seigneur, que je ne fasse aucun obstacle à ta volonté.
Elle est bonne et parfaite, même si parfois elle est difficilement compréhensible pour
notre intelligence limitée.
Aide-moi à comprendre tes voies.
Aide-moi à être capable de les expliquer.
Que ta volonté se manifeste également dans notre société.
Amen!

Commentaires